FAFCE

Fédération des Associations Familiales Catholiques.

Communiqué de presse | Les Associations Familiales en faveur de plus de solidarité en Europe

2020 03 18 Sat Europe
 
 

Bruxelles, le 18 mars 2020

Aucune famille européenne ne devrait se sentir abandonnée par les pouvoirs publics. Dans ce moment où la peur et la désorientation semblent prévaloir, nous souhaitons réaffirmer l’importance fondamentale de la famille : la pandémie du coronavirus en Europe est une occasion pour redécouvrir la fonction de la famille comme l’unité sociale première de nos communautés. Nos institutions nationales et européennes possèdent aujourd’hui une occasion pour reconnaître ce fait.

Dans ces temps difficiles, nos organisations soutiennent la solidarité entre les États-Membres et ont confiance dans la coordination financière assurée par les institutions européennes, afin de garantir l’effectivité des initiatives mises en place en faveur des familles.

Au niveau européen, il est grand temps de montrer notre adhésion aux principes de base qui nous unissent tous : la solidarité, la subsidiarité et le bien commun.

 

Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE

Antoine Renard, Président d'honneur de la FAFCE

Cornel Barbut, Vice-Président de la FAFCE et Vice-Président de l'Association 'Vladimir Ghika', Roumanie

Ulrich Hoffmann, Président de l'Association Familiale Catholique allemande

Alfred Trendl, Tésorier de la FAFCE, Président des Associations Familiales Catholiques autrichiennes

Željka Markić, Présidente de l'association "Au nom de la Famille", Croatie

Carlos Cremades, Président de l'Union familiale espagnole

Ignacio García-Juliá, Président du Forum espagnol de la famille

José Castro Velarde, Président de l’Association Enraizados, Espagne

Pascale Morinière, Présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques, France

László Bíró, Président de l'Association familiale catholique hongroise 

Edit Frivaldszky, Directeur, Centre pour la Dignité de l'Homme, Hongrie 

Jakub Bałtroszewicz, President of the Polish Pro-Life and Family Federation

Liam Ó hAlmhain, Président de Family Solidarity, Irlande

Gianluigi De Palo, Président du Forum italien des Associations familiales

Angelika Weichsel Mitterrutzner, Présidente de l'Association Familiale Catholique du Tyrol du Sud, Italie

Arthur Galea Salomone, Président du “Cana Movement”, Malte

Miriam Sciberras, Présidente de la “Fondation Life Network”, Malte

Jakub Bałtroszewicz, Président de la Fédération polonaise pro-vie et pro-famille

Carlos Aguiar Gomes, Président de l'Association des familles portugaises et de l'Institut international Familiaris Consortio

Stanislav Trnovec, President of the Large Family Club, Slovakia

Igor Vovk, Président de l'Institut Iskreni, Slovénie

 
 
 
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Communiqué de presse | Coronavirus : Redécouvrons nos relations

Rome - Paris, le 13 mars 2020

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Dans ce contexte de pandémie, c’est pourtant la solitude qui est appelée à se propager. Et le seul remède reste la famille.

Au cours des derniers jours, la crise de santé publique du coronavirus a pris une ampleur sans précédent partout en Europe et la coordination semble difficile. Notre Président, Vincenzo Bassi, présente ce message : « Nous souhaitons exprimer notre proximité à toutes les familles en Europe, aux pères et aux mères de famille, sans qui nous ne pourrions pas surmonter cette phase. Il n’est pas évident de rester longtemps ensemble dans des maisons qui deviennent rapidement étroites. Mais dans le même temps, nous vivons ce moment comme une occasion pour redécouvrir nos relations humaines et reconnaître le rôle essentiel de la famille pour nos sociétés. Les mesures d’urgence prises pour les familles doivent être universelles et automatiques : elles ne doivent pas être dépendantes des revenus ni comporter des procédures bureaucratiques, mais être facilement accessibles pour tous».

Notre Président d’honneur, Antoine Renard, souligne le service rendu par la famille à la société toute entière : « En ces moments d’urgence, les médecins et tout le personnel soignant sont soutenus par leurs familles, tout comme les personnes les plus vulnérables telles que les personnes âgés ». Il y a aujourd’hui environ 44 millions de ménages en Europe sont composés d’une seule personne, et 32% des personnes de plus de 65 ans vivent seules.

Chaque famille devrait pouvoir s’occuper de ses ainés et les associations familiales doivent être soutenues dans leur service aux familles et aux personnes isolées : « Il faut assurer par tous les moyens possibles ce contact avec les personnes âgées et être très inventifs pour conserver ces liens et éviter la solitude», affirme Antoine Renard.

Vincenzo Bassi rappelle enfin que « Dans cette crise, nous avons tous notre part de responsabilité vis-à-vis du bien commun. Nous remercions le Saint-Père pour sa proximité, rendue concrète par la Sainte Messe transmise en ligne chaque matin à 7h00 : nous lui adressons nos meilleurs vœux aujourd’hui, à l’occasion du 7e Anniversaire de son élection pontificale ! En contenant au minimum les mesures de fermeture des églises et d’arrêt des sacrements, les Pasteurs peuvent nous accompagner dans la prise de conscience de l’action de Dieu dans l’histoire, qui nous permet de voir ce virus comme une opportunité nouvelle. Les familles tout particulièrement sont appelées à se redécouvrir comme églises domestiques, lieu premier de la transmission de la foi et de la prière. Des conseils pour la liturgie domestique sont déjà diffusés en ligne et les nouvelles technologies nous offrent des alternatives pour rester connectés dans la prière ». N’oublions pas que, depuis 2016, une Sainte Messe est célébrée chaque matin à 8h00 dans le Sanctuaire de Notre-Dame de Czestochowa à l’intention de toutes les familles en Europe.

Nos meilleurs voeux pour Noël!

 
 
 
 Nos meilleurs voeux   pour Noël!
 
Bruxelles, le 20 décembre 2019

Chers amis,

La fin de l’année est souvent le moment de dresser des bilans. Cette année, il s'agira davantage d'un préambule pour un nouveau départ. Et ce pour de nombreuses raisons.

Comme l’avait relevé mon prédécesseur dans ses vœux de Pâques (20 avril 2019), quelques jours seulement après l’incendie de Notre-Dame de Paris, « les cendres sur l’Ile de la Cité nous rappellent les cendres spirituelles de l’Europe. Il est urgent de dépasser toute sorte de conformisme et de laïcité faussée ». Nous nous efforçons de le faire, en portant un sain réalisme par le biais de notre travail, et ce avec espoir. Un pas important en ce sens a été posé par notre Fédération durant le Conseil de présidence, organisé par notre membre à Malte, le Mouvement de Cana : à l’occasion de la journée internationale de la famille, nous avons publié une résolution intitulée Reconstruire l’Europe à partir de la Famille (15 mai 2019).

Nous ne pouvons plus accepter qu’avoir un enfant soit une des causes principales de pauvreté dans de nombreux États membres de l’UE. Les familles en Europe sont fatiguées d’être considérées comme des poids, alors qu’elles constituent en réalité le premier moteur de développement économique de nos pays, la seule réalité sociale capable de garantir un futur à notre continent.

Pour cette raison, nous avons apporté notre contribution à la campagne des élections européennes avec un manifeste que nos membres ont proposé à tous les candidats, appelant à un pacte européen pour la natalité. Ce manifeste est le résultat d’un travail commun de toutes nos associations membres, qui a permis d’obtenir un groupe solide d’eurodéputés qui partagent nos principes et nos préoccupations.


Également grâce à eux, le Parlement européen possède aujourd’hui un intergroupe sur les défis démographiques, l'équilibre entre famille et travail et les transitions de la jeunesse. Il s’agit d’un forum de dialogue interinstitutionnel entre les eurodéputés, la société civile et la Commission européenne.

La grande surprise de cette année est précisément venue de la Commission européenne : une de ses Vice-Présidents, Dubravka Šuica, sera responsable pour la Démocratie et la Démographie. Lors de notre dernier Conseil de Présidence, à Bruxelles, nous avions publié une résolution pour un nouvel appel à un Pace européen pour la natalité (9 octobre 2019). Nous avons été surpris de voir la Commission européenne enfin montrer de l'intérêt pour la démographie : durant l’année qui vient nous verrons s’il s’agit uniquement d’une stratégie de communication, ou si nous pouvons réellement dire – ce que nous espérons et qui a été récemment écrit – que « la démographie n’est plus l’éléphant dans la pièce » des politiques publiques européennes.

D’autres signes positifs nous viennent de Pologne, où Barbara Socha a récemment été nommée Commissaire pour la démographie ; et également de Hongrie, où nous avons rencontré la Ministre d’État à la Famille et à la Jeunesse, Katalin Novak, qui effectue un excellent travail en faveur de politiques familiales de long-terme avec des effets positifs sur le développement économique. Au même moment, on constate des tendances plus négatives en Italie, où aucune initiative en faveur d’une politique familiale n’est prise ; en France, où la voix de la société civile n’est pas prise en compte tant pour des réformes sociales qu’éthiques ; et en Espagne, où la nouvelle administration vient de retirer l’aide publique que notre partenaire, El Foro de la Familia, recevait sans interruption depuis 2003. Ce n’est pas seulement une question d’argent: c'est le rôle même d’une société civile pluraliste qui est en jeu.

En réalité, nous avons besoin de renouveler une culture de la rencontre, capable de dépasser l’individualisme et la culture de déchet : même la meilleure politique familiale sera superflue si elle n’est pas accompagnée d’une reconnaissance culturelle de la fonction générative de la famille et du rôle des associations familiales.

Un moment important en ce sens a été celui de l’Assemblée du Forum des ONG internationales d’inspiration catholique, qui a eu lieu il y a deux semaines à Rome, sous les auspices du Saint-Siège. Nous avons échangé ensemble avec les Dicastères du Vatican afin de mieux collaborer « vers  une société plus inclusive ». Le Pape François nous a reçu et encouragé à voir que « le monde actuel appelle à une audace et une imagination nouvelles pour ouvrir des chemins de dialogue et de coopération, afin de promouvoir une "culture de rencontre", où, en accord avec le plan créateur de Dieu, la dignité de chaque personne humaine est première ».

Conscients de cette responsabilité, et avec une pensée particulière pour toutes les familles qui n’auront pas la possibilité de célébrer Noël à cause de la persécution de leur foi, nous vous demandons de continuer à nous soutenir, par vos contributions* et par dessus tout par vos prières.

Mes meilleurs vœux pour ce Noël,

Vincenzo Bassi
Président
 
* En France, vos dons bénéficient de la déduction de 66% sur l’impôt sur le revenu et de 60% pour les sociétés dans les limites fixées. Ainsi, donner 200 € ne vous coûte que 68 ou 60€!
 
Charles Le Brun, "L'Adoration des bergers ", Musée du Louvre
"Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné !  Son nom est proclamé :
Conseiller merveilleux,
Dieu Fort,
Père éternel , 
Prince de la Paix".
                                     Isaïe 9,6

Communiqué de presse | 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant : notre responsabilité commune

Bruxelles, le 21 novembre 2019

À l’occasion du trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (1989), la FAFCE rappelle l’importance de prendre soin de nos enfants, avec une attention toute particulière pour leur bien-être, et ce grâce à une éducation adéquate. Dans un contexte d’inflation des droits de l’Homme, il est important de rappeler ce que couvrent les droits de l’enfant.

Les droits de l’enfants sont les droits de l’Homme
Les droits de l’Homme concernent toute personne, enfant inclus. Un enfant possède un droit à la vie et à avoir un père et une mère, qui ont la responsabilité de prendre soin de lui. En effet, comme le relevait notre Président, Vincenzo Bassi, « puisque les enfants ne possèdent pas encore la capacité d’exercer leurs droits, c’est aux parents qu’il revient la responsabilité de les leur garantir ». Pour cette raison, il est impossible de distinguer les droits des enfants des droits de la famille, puisqu’un enfant est directement dépendant de ses parents. Par exemple, la pauvreté d’un enfant signifie toujours la pauvreté d’une famille. La différence entre ces deux « droits » - droit de l’enfant et droits de l’homme – est donc uniquement théorique. En pratique, les droits de l’enfant se réfèrent à la responsabilité de la famille de s’occuper de d’eux, en tant que premier niveau essentiel de communauté.

Éducation et responsabilité parentale
Par conséquent, l’éducation relève en premier lieu de la responsabilité des parents, comme le rappelle l’article 18 de la Convention relations aux droits de l’enfant : « la responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses représentants légaux ». Les parents possèdent donc le droit premier d’éduquer leurs enfants en accord avec leur conviction religieuse et morale, qu’il s’agisse des dimensions de l’amour humain ou encore de la nature de la sexualité, du mariage et de la famille.

Reconnaître le rôle de la famille pour mieux respecter l’intérêt supérieur de l’enfant
Dans un contexte de déficit démographique et de population vieillissante, les enfants sont le futur de l’Europe. La société actuelle a le devoir de construire un environnement sûr au sein duquel ils peuvent grandir. Les États et les institutions internationales doivent reconnaître le rôle de la famille et sa contribution pour le bien commun. Lorsque nous célébrons les droits des enfants, nous ne pouvons nous soustraire à cette responsabilité commune pour notre futur.

Résolution du Conseil de la présidence de la FAFCE: Appel à un Pacte européen de natalité

Bruxelles, le 9 octobre 2019

 

Le nouveau Parlement européen débute ses activités législatives et les Membres du Collège des Commissaires européens ont commencé à présenter des programmes concrets. Lors de la période des dernières élections européennes, la FAFCE a mené la campagne « Votez pour la Famille », avec un Manifeste intitulé « Des familles fortes pour des sociétés florissantes ». Nous avons également écrit que les manifestes ne sont pas suffisants. Nous devons nous engager, en tant que familles, et avec tous les décideurs politiques européens, à reconstruire les relations et la communauté en Europe.

Rappelant la Déclaration du 20e anniversaire de la FAFCE – Les familles sont le trésor de l’Europe et la pierre angulaire du futur (Rome, 31 mai 2017) appelant les États européens à promouvoir et à créer des politiques familiales au niveau national et à promouvoir des politiques européennes favorables à la famille, tout en respectant le principe de subsidiarité;

Rappelant sa Résolution pour un printemps démographique (Vienne, 13 avril 2018) demandant de mettre la famille au cœur des politiques nationales, pour que l’hiver démographique puisse devenir un printemps démographique et façonner le futur de l’Europe ;

Rappelant sa Résolution - Reconstruire l’Europe à partir de la famille (Malte, 15 mai 2019), invitant toutes les familles européennes à être les protagonistes de politique familiales innovantes, considérant la famille comme le noyau reproductif qui donne vie à tous les secteurs de la société, en lien avec l’éduction, l’économie et l’emploi ;

Considérant que les parents, ou tuteurs légaux, ont la responsabilité première de l’éducation et du développement de l’enfant (Convention internationale des droits de l’enfant, Art. 18.1.),

notre Conseil de présidence, réuni à Bruxelles, invite tous les décideurs politiques européens à établir un Pacte européen de natalité, s’assurant qu’il n’existe pas d’obstacles dans les politiques publiques pouvant interférer avec l’engagement personnel des parents et leur souhait de développer une famille, en commençant par les points suivants :

 

  1. Considérer sérieusement le désir concret et légitime des jeunes personnes de fonder une famille et le fait que ce désir soit trop souvent empêché par des raisons culturelles et économiques ;
  2. Travailler pour une société où les familles reçoivent une juste reconnaissance financière pour leur service et leur contribution à la société, et assurer que les familles aient accès au soutien d’infrastructures et puisse posséder suffisamment de temps ensemble, afin qu’ils puissent réaliser leur désir d’enfant ;
  3. Lors de la mise en place de la nouvelle Directive sur l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, prendre en compte les spécificités de chaque État membre et s’adapter en fonction de celles-ci, afin de garantir une véritable liberté de choix pour les parents. L’allaitement doit être assuré et les liens des mères et des pères avec leurs enfants doivent être dûment reconnus ;
  4. Assurer que l’étude d’impact de chaque nouvel ajout ou amendement à la législation européenne prenne en considération l’impact sur les familles et sur la démographie (cf. la lettre envoyée à Mme Dubravka Šuica, Vice-Présidente désignée, Démocratie et Démographie, Commission européenne, Bruxelles, 1er October 2019) ;
  5. Encourager les gouvernements à améliorer leurs politiques familiales et démographiques, qui devraient être considérées comme des investissements sociaux et économiques pour l'avenir de l'Europe.

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